Maux de tête localisés aux tempes, à la mâchoire ou autour des oreilles, parfois associés à une douleur ou une tension de la mâchoire ?
La céphalée attribuable à un désordre temporo-mandibulaire (DTM) correspond à un mal de tête secondaire, dont la source provient de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM) et/ou des muscles masticateurs. Une évaluation en physiothérapie permet d’identifier ce lien et d’orienter une prise en charge conservatrice adaptée.
Il s’agit d’une céphalée secondaire, c’est-à-dire un mal de tête causé par une autre condition sous-jacente.
Dans ce cas, la source de la douleur est liée à :
l’ATM,
les muscles masticateurs (masséter, temporal),
ou les structures cervico-mandibulaires associées.
👉 Ce type de céphalée est reconnu dans les classifications internationales lorsqu’un lien clair existe entre la douleur à la mâchoire et les maux de tête.
Références scientifiques
– Headache Classification Committee of the International Headache Society (IHS). ICHD-3, 2018.
– Schiffman E et al. Diagnostic Criteria for Temporomandibular Disorders (DC/TMD). Journal of Oral & Facial Pain and Headache, 2014.
Les céphalées attribuables à un DTM peuvent inclure :
Douleur à la tempe ou autour de l’oreille
Maux de tête unilatéraux ou bilatéraux
Douleur augmentée à la mastication ou au bâillement
Sensibilité des muscles temporaux ou masséters
Tension ou fatigue de la mâchoire
Association fréquente à une douleur cervicale
👉 La céphalée est souvent reproduite ou modulée par les mouvements de la mâchoire.
Plusieurs désordres temporo-mandibulaires peuvent être impliqués :
Douleur myofasciale masticatoire (la plus fréquente)
Arthralgie de l’ATM
Luxation discale de l’ATM
Arthrose de l’ATM
Bruxisme (comme facteur aggravant)
👉 Les céphalées sont souvent multifactorielles, avec une contribution combinée ATM + cervicale.
Il est important de distinguer ce type de céphalée de :
Céphalée de tension : plus diffuse, souvent liée au stress
Céphalée cervicogénique : origine cervicale primaire
Migraine : mécanisme neurovasculaire, souvent avec nausées ou photophobie
👉 Une céphalée attribuable à un DTM est suspectée lorsque la prise en charge de la mâchoire modifie les maux de tête.
Une consultation est pertinente si :
les maux de tête sont associés à une douleur ou tension de la mâchoire,
la mastication ou les mouvements mandibulaires aggravent la céphalée,
les traitements habituels soulagent partiellement seulement,
des douleurs cervicales sont présentes simultanément.
Une référence médicale est indiquée en présence de :
céphalée nouvelle, sévère ou progressive,
symptômes neurologiques (vision, parole, faiblesse),
fièvre ou perte de poids inexpliquée,
traumatisme récent.
L’évaluation vise à déterminer si la céphalée est attribuable à un DTM.
Elle comprend généralement :
anamnèse détaillée des maux de tête,
examen de l’ATM et des muscles masticateurs,
reproduction ou modulation de la céphalée par des tests mandibulaires,
évaluation cervicale,
diagnostic différentiel avec autres céphalées primaires.
👉 Le diagnostic est clinique, l’imagerie n’est pas systématique.
La physiothérapie vise à réduire la source mécanique de la céphalée.
Elle peut inclure :
thérapie manuelle de l’ATM et des muscles masticateurs,
techniques myofasciales ciblées,
aiguilles sèches (dry needling), lorsque pertinent,
exercices de contrôle moteur mandibulaire,
travail cervico-mandibulaire global,
éducation sur la gestion de la charge et du bruxisme.
Références scientifiques
– Armijo-Olivo S et al. Manual therapy and exercise for TMD-related headache. Journal of Oral & Facial Pain and Headache, 2016.
– La Touche R et al. Physical therapy for headache associated with TMD. Journal of Oral Rehabilitation, 2009.
Le pronostic est généralement favorable lorsque le lien DTM-céphalée est bien identifié :
diminution de la fréquence et de l’intensité des maux de tête,
amélioration de la fonction mandibulaire,
réduction des récidives avec une prise en charge globale.
👉 L’objectif est un contrôle durable des céphalées, pas seulement un soulagement temporaire.
Non. Il s’agit d’une céphalée secondaire dont la source provient de la mâchoire ou des muscles masticateurs. Elle peut toutefois coexister avec une migraine, ce qui nécessite une évaluation différenciée.
Un lien est suspecté lorsque les maux de tête sont associés à une douleur ou une tension de la mâchoire, qu’ils sont modulés par la mastication ou les mouvements mandibulaires, ou qu’ils sont reproduits à l’examen clinique.
Non. Les bruits articulaires peuvent être présents sans douleur ni céphalée. Ils deviennent pertinents lorsqu’ils sont associés à une douleur, une limitation de mouvement ou des maux de tête récurrents.
Oui. Lorsque la céphalée est attribuable à un désordre temporo-mandibulaire, la physiothérapie peut réduire la fréquence et l’intensité des maux de tête en traitant la source mécanique sous-jacente.
Il est recommandé de consulter si les maux de tête sont fréquents, s’ils sont associés à une douleur de la mâchoire ou du cou, ou si les traitements habituels apportent un soulagement incomplet.
À Champagne Physio, nos physiothérapeutes évaluent les céphalées attribuables aux désordres temporo-mandibulaires selon une approche rigoureuse, individualisée et fondée sur les données actuelles.
– Clinique située à Sainte-Foy, Québec
– Prise de rendez-vous rapide en ligne
Selon la condition cervicale et les objectifs fonctionnels, différentes approches en physiothérapie peuvent être utilisées dans le cadre de la prise en charge.
Vous vous demandez si la physiothérapie est appropriée pour votre condition?
Une évaluation permettra de déterminer la meilleure approche selon vos symptômes.